jeudi 31 août 2017

À la découverte des harmoniums

Jean-Bernard Lemoine durant l'interprétation d'airs essentiellement religieux à l'harmonium de Lamarque./  Photo Ichou.
Jean-Bernard Lemoine durant l'interprétation d'airs essentiellement religieux à l'harmonium de Lamarque./ Photo Ichou.
Jeudi, en l'église, en présence du maire Marc Bégorre et de quelques adjoints, Jean-Bernard Lemoine, président de la Fédération française des Amis de l'harmonium, accompagné de Patrice Ferré, délégué FFAH Sud-Ouest, a dressé l'historique de l'harmonium, fonctionnant avec des anches libres inventées par les Chinois, il y a 4.000 ans, que l'on fait vibrer avec l'air contenu dans des poches actionnées par deux pédales. Ces instruments, fabriqués à partir de 1830, entrent rapidement dans les églises car moins chers que les orgues. 400.000 sont fabriqués entre 1830 et 1860. Debain invente le mot harmonium. Après lui, en France, viendront A. Rodolphe, Charles Bildé, l'abbé Clergean, Hippolyte Beaucourt, Alexandre Père et Fils… Le dernier, Richard, a fermé ses portes en 1960. Des milliers d'instruments ont été pillés, vendus à des prix dérisoires ou à des collectionneurs étrangers. Dans les églises, les souris grignotent les soufflets, les pots de fleurs posés dessus et arrosés détruisent les mécanismes. Tout cela fut expliqué à l'assistance, environ 40 personnes. J.-B. Lemoine, après avoir signalé que la FFAH se consacre à la sauvegarde des harmoniums à travers la France depuis 2009, s'installa à la tribune, devant celui de Lamarque datant de la fin du XIXe siècle, fabriqué il y a 130 ans environ par Alexandre Père et fils, et joua divers airs. Le son de cet instrument est identique à celui de ses débuts. Divers compositeurs ont écrit pour harmonium : Saint-Saëns, Liszt, Rossini, Berlioz, César Franck. Soirée qui a permis de redécouvrir un instrument oublié au fond des églises et que les générations passées ont entendu durant les cérémonies religieuses.

vendredi 18 août 2017

Lamarque-Pontacq : une soirée pour découvrir tous les secrets des harmoniums

Lamarque-Pontacq : une soirée pour découvrir tous les secrets des harmoniums
Jean-Bernard Lemoine animera cette soirée consacrée à la découverte des harmoniums et jouera de l’instrument qui se trouve en l’église du village.
© louis ichouribehere

Le jeudi 24 août, dans le cadre d’un programme de mise en valeur de cet instrument, Jean-Bernard Lemoine expliquera l’histoire de l’harmonium et jouera plusieurs morceaux.

Une soirée destinée à faire redécouvrir l’harmonium, instrument de musique oublié et souvent vandalisé, aura lieu le jeudi 24 août, à partir de 20h30, en l’église du village.
Cet été, plusieurs instruments sont en effet mis en valeur dans les Pyrénées-Atlantiques et dans les Landes, et notamment celui de Lamarque-Pontacq, un remarquable harmonium construit en 1860 par Alexandre, un des meilleurs constructeurs au milieu du XIXe siècle.

Instrument né vers 1830

La France retrouve ainsi un instrument de musique né vers 1830 grâce au facteur d’orgues Aristide Cavaillé Coll qui créa le premier harmonium, le Poïkilorgue. Par la suite, des facteurs d’harmoniums se lancèrent dans la fabrication de cet instrument, comme Debain, Alexandre, Dumont et Lelièvre.
La FFAH (Fédération française des amis de l’harmonium), née officieusement en 1994, a vu le jour officiellement en 2004 pour sauver un patrimoine parfois exceptionnel.

Restauration accélérée

Si plus de 400 000 harmoniums ont été construits de 1830 à 1965, seul à ce jour 5 à 10 % sont encore joués.
Une prise de conscience a vu le jour et plus de 140 harmoniums sont désormais protégés. Leur restauration s’est accélérée et depuis 2012, plus de 500 instruments ont repris force et vigueur musicale.
Ce jeudi 24 août, la soirée se déroulera en présence de Jean-Bernard Lemoine, président de la FFAH. Elle se déroulera en trois parties : le conte de l’harmonium depuis plus de 4 000 ans ; un diaporama sur les secrets de l’harmonium depuis l’abbé Vogler en 1780 ; enfin, une audition de pièces musicales composées pour harmonium dès 1830.
Entrée libre. Informations au 06 09 86 63 37.
La République des Pyrénées

samedi 22 juillet 2017

FESTIVAL DES CHAPELLES VASSIEUX-EN-VERCORS : TOUS SOUS LE CHARME !

Festival des Chapelles  Vassieux-en-Vercors : tous sous le charme !

Du 12 au 30 juillet, le Festival des Chapelles Royans-Vercors co-organisé par L’ensemble Tétraktys propose de faire découvrir tous les possibles de la musique de chambre au travers d’un programme exigeant mais accessible à un auditoire non averti. Cette année ce sont Beethoven, Schubert, Schumann, Chopin, Bach qui accompagnent le public dans un voyage très romantique.
Dimanche, c’était randonnée-concert à Vassieux-en-Vercors. Une première partie de concert avant la rando, la seconde après. Au programme chant et harmonium, chant et piano, proposition très originale mais, au final, pour le public une vraie découverte et un grand moment d’émotion.
La soprano Odile Dovin-Morel a la voix magnifique s’engage totalement dans ses interprétations. Le charme des compositions de Reynaldo Hahn, le célèbre et admirable Pie Jesu extrait du Requiem de Gabriel Fauré, et déjà l’émotion passait à merveille lors de la première partie du concert. La seconde enthousiasma le public avec des mélodies de Fauré encore, dont le magnifique « Après un rêve », de Francis Poulenc et deux Lieder de Franz Schubert en conclusion, en particulier « Gretchen am Spinnrade » d’une force d’interprétation saisissante et bouleversante, tout comme le « Pie Jesu » redonné en bis.
De son côté Philippe Gueit montra un étonnant savoir-faire, passant allégrement de l’harmonium au piano. Il donna des pièces de Louis Vierne, Léon Boëllmann, César Franck, Alexandre Guilmant, ce qui permit à chacun d’apprécier le charme et la couleur particulière de l’harmonium. Ce fut pour beaucoup une découverte. L’organiste marseillais se révéla être aussi un accompagnateur tout en finesse au piano (piano électronique de surcroit), la virtuosité et la maîtrise sont évidentes mais mises entièrement au service du chant et de la musique dans un remarquable équilibre. Cela put se vérifier en particulier dans les deux lieder de Franz Schubert.
Un très beau concert !